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Document syndical publié sur le site du CAL www.lesamisdulundi.com.

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Date :

20050521

SUD

TOTAL A PLIE !

Syndicat des travailleurs de la chimie                                             Gonfreville, le 21/05/2005
Solidaires, Unitaires, et Démocratiques
Section TOTAL - Etablissement de Normandie
Tél : 02 35 11 60 87    Fax : 02 35 11 55 21

TOTAL A PLIÉ !

VICTOIRE DES SALARIÉS
UNIS DANS UNE ACTION DÉTERMINÉE

A l’appel des syndicats CGT et SUD sur l’établissement et dans le cadre d’une action intersyndicale coordonnée au niveau du Groupe, les salariés de TOTAL ont décidé un mouvement de grève de grande envergure pour combattre la remise en cause des 35h par la Direction (qui s’est retranchée derrière la loi sur la journée dite "de solidarité").

Inutile de revenir longuement sur cette loi qui prévoit l’augmentation d’une journée sans rémunération de la durée du travail, et le versement par les entreprises de 0,3% de la masse salariale pour financer la solidarité envers les personnes dépendantes.

Cette loi affiche officiellement un objectif de solidarité mais son véritable but est bel et bien la remise en cause des accords existants.
Les salariés ne s’y sont pas trompés !

Dès le 15 mai, les postés des raffineries sont entrés dans l’action, suivi le 16 par le personnel de jour, les sièges sociaux, les sites de la chimie.
Soulignons, à Normandie, la mobilisation exceptionnelle des gens de jour.
Le 16 mai, suite au rejet de toute négociation par la Direction Générale, le mouvement s’est durci dans les raffineries et, à Normandie, jusqu’à la fin du conflit, les personnels de jour se sont maintenus dans l’action pour appuyer les grévistes postés.
Cette convergence de lutte est à souligner !

Malgré une position dure de la Direction Générale, la détermination n’a jamais faibli et 5 raffineries TOTAL (sur 6 en France) ont été complètement arrêtées.

A juste raison, les salariés conscients de leurs forces, soutenus, notamment à Normandie par les 2 Organisations syndicales CGT et SUD en parfait accord sur les objectifs et les modalités de grève, ont tenu bon et le 20 mai, la Direction Générale a cédé.
L’accord signé en niveau central prévoit notamment :

  • Journée de solidarité : dans l’attente des modifications législatives prévisibles pour 2006, il a été décidé pour l’année 2005 le gel de l’application de la journée de solidarité
  • Complémentaire santé : prise en charge par la Direction de la hausse des cotisations MIP (6,8%), et ouverture de négociations.
  • Politique d’emploi Groupe : ouverture de négociations

Le samedi 21, cet accord a été complété à Normandie par un protocole d’établissement prévoyant :

  • concernant les conséquences de ce conflit social, le cas de chaque gréviste sera examiné individuellement avec bienveillance,
  • la Direction veillera au respect et à l’application, sans interprétation ou restriction, des règles administratives formulées dans le mémento administratif de l’Etablissement de Normandie,
  • avant le 3 juin 2005, seront traités l’application du statut du remplaçant posté (gestion arrêts maladie,…) et les règles administratives de rappel sur congés,
  • les interférences entre le redémarrage des unités de l’Ouest et les travaux du Grand Arrêt D9 – Cr7 d’une part et le redémarrage du DAS1 et le Chantier DHC d’autre part seront gérées de façon à éviter que ces unités ne démarrent pendant que le personnel de ces chantiers travaille,
  • une réunion reprenant les questions d’effectifs dans l’Etablissement de Normandie et en particulier la question des effectifs suffisants permettant la libération des élus et mandatés sera organisée avant le 30 juin 2005

Ce protocole a été approuvé à l’unanimité par l’AG de 13h, et la reprise du travail a été décidée.

Des salariés unis, un syndicalisme de lutte intansigeant et unitaire, une détermination et une mobilisation sans faille, il n’en faut pas plus pour faire plier la 1ère entreprise industrielle de France !

Bravo à tous les jeunes qui ont osé participer à l’action, bravo pour leur maîtrise technique. Ils garderont en mémoire le 20 mai 2005.

Confirmez votre engagement, venez faire vivre la démocratie sociale dans le syndicat de votre choix.

Syndiquez vous !

 

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La remise en cause du temps de travail, la suppression de jours fériés :
En 2005, c’était NON !
En 2006, ce sera NON !
En 2007, ce sera NON !
En 2008, ce sera NON !
En 2009, ce sera NON !
En 2010, ce sera NON !
En 2011, ce sera NON !
En 2012, ce sera NON !
En 2013, ce sera NON !
En 2014, ce sera NON !
En 2015, ce sera NON !
En 2016, ce sera NON !
En 2017, ce sera NON !
En 2018, ce sera NON !
...........

Qu’on se le dise…